Le débat sur le « Grand Paris » aurait pu donner l’occasion à la majorité socialo-communiste de nous proposer leur vision du développement du département pour les 20
prochaines années. Or, aujourd’hui, plutôt que de regarder ce projet comme une chance historique, elle a choisi l’attitude de l’enfant gâté qui boude parce qu’il n’a pas eu le cadeau attendu. Ce
n’est ni digne, ni à la hauteur des enjeux du moment !
Diriger un département, cela implique de le gérer correctement mais cela exige aussi de savoir où on veut amener le territoire que l’on a sous sa responsabilité. Or, en
matière de vision d'avenir, le constat est que l’actuelle majorité n'en a pas ! Sinon, comment expliquer qu'au lieu de s’exprimer sur les dossiers de fond, les élus socialistes passent leur
temps à commenter les positions prises par l’opposition ou à parler exclusivement des questions de politique nationale ? Depuis mars 2008, nous n'avons pas eu un seul vrai débat sur l'avenir du
département, pas une seule idée nouvelle apportée par la majorité. En somme, cette majorité s'est montrée jusqu'à présent incapable de se projeter dans
l'avenir.
Aujourd'hui, le président du Conseil général lance un appel à tous les élus pour l'aider à porter les projets en matière de transports ferroviaires. Outre l'aveu de son
incapacité à défendre les valdoisiens, cela relève de la farce ! Cette majorité, pour des raisons politiques essentiellement et en dépit de nos interpellations répétées, n'a pas poursuivi le
combat que nous menions contre la Région et a accepté toutes ses décisions, y compris lorsqu'elles n'avantageaient pas le Val d'Oise... Venir nous demander aujourd'hui de l'aide pour faire bouger
la Région sur le sujet du transport, cela relève de la mascarade sinon de la grossière manipulation !
Il est aussi habile de tenter de réduire le débat sur l'avenir du Val d'Oise aux seuls problèmes actuels. S'il y a bien urgence
à agir, il faut aussi préparer l'avenir ! Et là, l'actuelle majorité porte une très grande responsabilité car ne rien faire, c'est condamner le
Val d'Oise à être un département de second rang.
Elle n'a d'ailleurs aucune excuse pour ne rien faire car de nombreux projets existent : certains ont déjà l’objet de concertations approfondies et n’attendent plus aujourd’hui que le courage politique pour être mis en œuvre. Par exemple, sur la politique routière, des projets, amorcés par la précédente majorité, sont au point mort depuis mars 2008 : c’est le cas de l’achèvement de la "Francilienne" à l'ouest, comme du boulevard du Parisis au centre du département, qui devraient permettre aux valdoisiens de circuler enfin dans des conditions acceptables. Il en va de même pour le raccordement direct de la A 15 au périphérique parisien, qui mettrait fin à cette insupportable injustice faite aux valdoisiens qui ont la seule autoroute qui ne débouche pas directement sur Paris….
Sur les collèges, l'arrivée des nouvelles technologies devrait conduire le département à mener une réflexion de grande ampleur sur l'équipement non seulement des établissements
scolaires mais aussi des familles. Là aussi le silence de la majorité est assourdissant ! Et il y en aurait autant à dire sur les transports ferroviaires, l'éducation, le logement, les
entreprises, la sécurité …
Mais puisque la majorité refuse de débattre avec nous de l'avenir du département, nous provoquerons ce débat sur la place
publique. Et chaque valdoisien, chaque valdoisienne devra y participer !
Un groupe d'élus actif au Conseil général du Val d’Oise
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